La plupart des patients sujets aux crises de panique rapportent une peur de mourir, peur de « devenir fou », ou de perdre le contrôle de leurs émotions ou de leur comportement. Ces impressions très pénibles entraînent en général un besoin urgent de fuir l'endroit où l'attaque a commencé (réaction de « combattre ou fuir »).
Dans la mesure où il ressent souvent des douleurs à la poitrine ou des difficultés respiratoires, le patient a l'impression que sa vie est en danger, ce qui provoque un recours fréquent aux services d'urgence (SAMU).
L'attaque de panique se distingue des autres formes d'anxiété par son caractère intense et brusque et sa nature épisodique. Les sujets souffrent souvent de troubles de l'anxiété autres, comme l'agoraphobie ou d'autres troubles psychologiques touchant à l'anxiété – encore que les attaques de panique ne soient pas un symptôme de maladie mentale. Environ 10% de la population en général connaît l'expérience d'une attaque de panique isolée par année, et une personne sur 60 environ est sujette à des troubles paniques pendant sa vie.
Les personnes phobiques peuvent faire l'expérience d'attaques de panique en réaction à une exposition à l'objet de leur phobie. Ces crises sont en général courtes et se résolvent lorsque l'exposition cesse.
L'anxiété chronique peut entraîner des situations où une crise succède immédiatement à une autre, suscitant un épuisement nerveux en quelques jours.
Symptômes
Il s'agit d'une période bien délimitée dans le temps, avec crainte ou malaise intense, dans laquelle au minimum 4 des symptômes suivants sont survenus de façon brutale et ont atteint leur acmé en moins de 10 minutes :
palpitations, ou battements de c½ur, ou accélération du rythme cardiaque.
transpiration.
tremblements ou secousses musculaires.
sensations de "souffle coupé" ou impression d'étouffement.
sensation d'étranglement.
douleur ou gêne thoracique.
nausée ou gêne abdominale.
sensation de vertige, d'instabilité, de tête vide ou impression d'évanouissement.
déréalisation (sentiment d'irréalité) ou dépersonnalisation (être détaché de soi).
peur de perdre le contrôle de soi ou de devenir fou.
paresthésies.
frissons ou bouffées de chaleur.
peur d'etre soudain pris par une maladie
Autres appellations :
attaque de panique ;
crise d'angoisse ;
trouble panique.
Ce qui caractérise une attaque de panique est sa brutalité ; cela intervient sur une période de temps bien délimitée, de quelques minutes à quelques heures.
Une attaque de panique peut être spontanée, « pour rien », voire réveiller brutalement quelqu'un qui dormait, ou bien être déclenchée par la confrontation avec l'objet d'une phobie, ou encore être la conséquence de la prise de certaines drogues, ou de certains médicaments.
Le trouble panique correspond à la répétition de ces attaques de panique ou à la crainte persistante de leur survenue.
Traitement
Le trouble panique est un problème bien réel mais il peut être contrôlé grâce à certains traitements de nature psychologique et physiologique. Les thérapies cognitivo-comportementales ont démontré leur efficacité quant au traitement du trouble panique. Elles visent à faire connaître au patient la nature des crises de panique ainsi que l'apprentissage de techniques permettant de mettre fin au processus menant à la panique.
La médication peut aussi être indiquée en cas de crise. Des benzodiazépines comme le diazépam, le lorazépam, l'alprazolam ou le clonazépam sont généralement prescrits à cet effet. Le simple fait que le patient ait cette médication en sa possession peut s'avérer anxiolytique et ainsi prévenir le développement d'une crise. Cependant, ces médicaments peuvent entraîner des dépendances, et ne sont pas toujours efficaces notamment lors des crises qui apparaissent de façon brutale. Ainsi certains médecins préfèrent la prescription d'antidépresseurs de type ISRS, qui après une certaine période sont efficaces dans la prévention des attaques de panique.
Causes
Il semble y avoir une certaine composante héréditaire dans le trouble panique. Toutefois, des personnes n'ayant pas d'historique familial de ce trouble peuvent le développer.
Des événements stressants, la consommation de drogues ou le contact avec un élément lié à une phobie peuvent contribuer au déclenchement d'une crise de panique.
Pour gérer une crise d'angoisse, chacun dispose de solutions personnelles. Mais quelques techniques ont pu faire leurs preuves.
Une crise d'angoisse fait mal physiquement sur le moment, et psychologiquement immédiatement après. Il faut réussir à se calmer, par tous les moyens.
**Pratiquer la respiration abdominale. Vous devez sentir votre abdomen (et non vos poumons) se gonfler et se dégonfler en fonction de vos inspirations/expirations. Pendant la respiration, détendez-vous un maximum, chassez les images négatives de votre têtes, concentrez-vous sur votre souffle et rien d'autre. Sentez chacun de vos muscles se détendre, relâchez votre pauvre estomac qui doit être tout contracté et vous donner des nausées.
**Vous pouvez aussi pratiquer une méthode qui sert également lors de l'anticipation négative. Il s'agit de la concentration sur les objets le paysage du moment présent. Pendant la crise d'angoisse, concentrez-vous sur ce qui vous entoure et chassez de votre esprit vos angoisses.
Comment s'y prendre ?
C'est assez simple à expliquer mais plus difficile à pratiquer, mais avec un entraînement régulier, cette technique est efficace.
Il y a plusieurs étapes. Lorsqu'une crise pointe le bout de son nez :
- Immédiatement, pensez au panneau STOP du code de la route. Visualisez-le, détaillez-le, imaginez un joli paysage autour. Ne laissez pas votre imagination vous infliger des images mentales négatives, ne laissez pas défiler d'horribles images dans votre tête. Concentrez-vous sur ce fameux panneau STOP et sur rien d'autre. Attention, les pensées négatives vont essayer de revenir à l'assaut par tous les moyens, à vous de leur dire non en vous concentrant de nouveau et le plus possible sur ce panneau.
- Pratiquez la respiration abdominale en même temps.
- Une fois que le panneau est bien visualisé et que vous commencez à maîtriser cette image, regardez un objet ou un paysage autour de vous et détaillez-le le plus possible. Détaillez-le dans votre tête ( c'est-à-dire que personne ne doit vous entendre ! ) mais très fort. Criez presque ce que vous voyez dans votre tête. Comme si vous lisiez un livre que vous adorez lorsqu'un personnage hurle sur quelqu'un d'autre.
Exemple : Le vase est bleu, le vase est rectangulaire, le vase contient trois roses rouges, le vase est rempli d'eau aux trois quarts ...
- Passez en revue plusieurs objets, détaillez-les avec précision. Vous pouvez bouger également. Si vous êtes dans un centre commercial et qu'une crise survient, détaillez par exemple les vêtements des gens qui passent, les articles d'une vitrine de magasin, les prix que vous voyez ... Tout peut être utilisé.
- Une fois que vous commencez à sentir la crise diminuer, passez votre concentration sur quelque chose de très positif. Si vous êtes accompagné, parlez d'un sujet radicalement différent de la phobie et plongez-vous dans le sujet. Passez à autre chose. Si vous êtes seul, dirigez vos pensées sur un souvenir ou un futur positif ( un moment merveilleux dont vous avez le souvenir, ce que vous aimeriez faire, ce que vous aimeriez acheter, la surprise que vous allez faire à telle personne ... )
Avec de l'entraînement et de la concentration, vous pourrez arriver à chasser la crise et apprendre à la maîtriser. Il faut que ce que vous ressentez comme un véritable tremblement de terre ne devienne au fur et à mesure qu'une secousse qui ne vous met plus en état de panique absolue. Avec le temps, on y arrive. Le problème étant que les personnes souffrant de phobies sont souvent impatientes. Avec du travail et de l'effort, en ne baissant pas les bras, on peut y arriver.
Un patient ayant connu une attaque de panique peut être sujet à des rechutes. On diagnostique chez les patients souffrant d'attaques de panique régulières un « trouble panique ».
source http://fr.wikipedia.org